La chambre au crépuscule

2010

Aggloméré, plaques de métal, vître sans tain, papier peint, néon

Dimensions variables


Vues de l’exposition La chambre au crépuscule, Random Gallery, Paris.

Commissaire : Samy Abraham

«Geoffrey Crespel bricole du mélancolique avec les moyens du bord, et une bonne dose de littérature en trame de fond. Il s’inspire des récits de Perec, Vian, Danielewski pour à son tour injecter de la fiction dans les murs et les espaces qu’ils délimitent. L’artiste assume «une relation paradoxale avec les murs, faite de tendresse et de conflit». Poncé, plaqué, dédoublé, le mur est parfois photographié pour être recouvert point par point par sa propre image photographique. Par ces jeux de reflets, de dédoublement ou de recouvrement, l’artiste crée des environnements où l’étrange côtoie l’absurde pour priver le spectateur de ses repères spatiaux et temporels.


Geoffrey Crespel recouvre ainsi totalement les murs, sol et plafond de la Random Gallery de plaques d’aggloméré pour en finir avec le caractère impartial et atomisé du White Cube. L’espace est métamorphosé bien que la technique de parement soit rudimentaire - la visserie et les systèmes de fixation restent apparents-. Un néon désossé, une vître sans tain et quelques mètres de papier peint molletonné dessinent un paysage énigmatique.


Pour le dernier volet du projet //Interstices//, Crespel réactive Le voyageur au-dessus d’une mer de nuages. Un mélange de blanc d’œufs et de talc est appliqué au mur avant d’être poncé. L’opération est répétée à de multiples reprises jusqu’à ce qu’une zone parfaitement lisse se démarque de la surface naturellement rugueuse et imparfaite du mur. L’œuvre se fond ainsi dans le support, blanc lissé sur blanc. On ne la devine qu’en s’en rapprochant à quelques centimètres. Au toucher.»


Samy Abraham

Mars 2010

Le Voyageur au-dessus d’une mer de nuages

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Enduit, blanc d’oeuf, talc, ponçage

Dimensions variables


Ponçage d’une surface enduite de mur. La surface travaillée devient complètement lisse. Elle est libérée des aspérités propres aux murs peints. Ainsi, les visiteurs n’ont plus d’accroches visuelles.

Les yeux vibrent.


Vues de l’exposition //Intersitces//, galerie Praz-Delavallade, Paris.

Commissaire : Samy Abraham

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